Partie 2 :
OZ : J'ai lu que vous avez passé votre enfance à Meudon.
CP : Je m'habitais pas à Meudon. J'allais juste à l'école là bas.
OZ : Je pensais à une enfance bourgeoise.
CP : Oh, non, mon enfance n'était pas bourgeoise du tout. Je vivais à Châtenay-Malabry, en dehors de Paris, et on était dans une vieille maison-appartements, La Butte Rouge; faient pour les travailleurs, et parfois des étudiants venaient visiter pour l'architecture. Mais je n'allais pas à l'école là, mes parents ont voulu me mettre à Meulon. Je devais prendre 40 bus pour y aller [rires].
OZ : Avez vous de bon souvenirs d'avoir été dans une école comme ça?
CP : C'était un grand privilège. On avait des relations avec les adultes non basées sur l'autorité ou les obligations. On était libre, et je pense qu'ils essayaient de nous apprendre l'indépendance. En même temps, j'ai finis par passé ma dernière année à l'Ecole Alsacienne. C'est pour ça que je suis bizarre....
OZ : C'est une des écoles de l'élite de Paris!
CP : C'est l'élite, mais j'ai réussi à rentrer grace à mes relations avec les professeurs. Et j'étais une bonne élève à cette époque.
OZ : Vous êtes née en 1982, mais c'est comme si que vous etiez née 10 ans avant.
CP : Mes références, gouts musicaux, tout ce que j'aime vient, à peu près, des années 70.
OZ : Ca explique votre côté bizarre!
CP : Je pense qu'on est nombreux à être dans mon cas.
OZ : Pas vraiment!
CP : Ma mère a gardé le meilleur pour nous éléver, ma soeur et moi. En même temps, elle était quelqu'un de très solide et franc, ce qui n'était pas commun à l'époque.
OZ : Votre mère vous a fait croire que la télé était cassée, et que vous ne pouviez pas la regarder.
CP : Une fois, j'ai découvert mon père en train de regarder un match de tennis, et là, j'ai compris que tout ça c'était des blagues. Le pauvre, il n'a pas pu voir la fin de son match de tennis - probablement l'Open.
OZ : Et à la fin, vous et votre soeurs regardiez pas mal de films de la médiathèque familial?
CP : Oui. On a du voir le même film 20 fois. En faites, on a eu plusieurs périodes. D'abord la période Musique, comme Fred Astaire et Gene Kelly, pendant qu'on essayaient de faire la même chose au milieu du salon. On a vu pas mal de Chaplin, aussi.
OZ : Donc, pour avoir du succès dans la vie, vous croyez que vous devez être un peu bizarre?
CP : Exactement! Même si j'ai du le payer au lycée.
OZ : Vous n'étiez pas populaire?
CP : Pas du tout! Mais je pense que c'est mieux comme ça. Ca vous donne le courage d'inventer quelque chose à vous, et aussi trouver de vrais amis - pas ceux qui sont avec vous parce que vous êtes "in". Vous les reconnaissez tout de suite. Vous devez être tout sauf normal, même si c'est dur - parce que quand vous êtes jeunes, vous voulez vous fondre dans la masse.
OZ : Vous aviez déjà commencer à être actrice, au lycée?
CP : Oui, dans des films TV, sans avoir besoin d'un grand talent. Mais je devais en même temps continuer mes études, même si je voulais quelque chose d'autre, une autre sensation.
OZ : Vous souvenez vous de votre première audition?
CP : J'étais en retard. J'avais un agent - d'ailleurs, c'est toujours le même - qui m'a dit "Je vais essayer de te faire passer, mais je te previens, tu dois être à l'heure, et s'ils te disent que tu est mauvaise, ne le prend pas mal." Parce que je venais de la campagne, donc evidemment, je me suis perdue dans Paris, et je me suis dit "et voila, c'est finis!".
OZ : Mais finalement, 1ère audition, 1er film.
CP : Oh, non. Ca ne marche pas comme ça dans la vraie vie.
OZ : Mais vous avez continuer d'essayer. Après, vous avez passez l'examen pour le conservatoir de Paris?
CP : J'ai été prise la seconde fois, mais finalement je n'y suis pas aller. J'aurais aimé, mais ils m'ont demandé de faire Harry Potter au même moment. Le directeur du conservatoire, Claud Stratz, très gentil, m'a donné une année sabatique, mais après Harry Potter, ma carrière a décollée. Les portes ce sont ouvertes, et ça aurait été une honte de les refermées.
J'ai bientot finis ^^' et désolée pour les fautes :s